Historique

La création de ce CLSM a été précédée de nombreuses années de prise de contacts avec les services sociaux ou sanitaires existant en ville, dans le cadre de rencontres spécifiques: une équipe de psychiatrie publique ne peut travailler seule.
Par ailleurs, cette équipe a participé à diverses commissions organisées par les municipalités, comme à St Germain-en-Laye, à l’intention des handicapés ou des associations de malades.


Le mode de fonctionnement de l’Unité de Jour de Psychiatrie, avec son expérience associative avec les patients et les familles (association l’Après, www.assolapres.org ) a constitué un précédent utile en termes de partenariat : depuis très longtemps, ces patients et familles sont intégrés à différents niveaux, et l’ensemble du fonctionnement institutionnel a grandement bénéficié du dialogue ainsi ouvert.


En 2001, une journée de réflexion s’y est tenue sur le thème des mesures de protection, réunissant des professionnels du soin et de l’action sociale, le juge des tutelles, un avocat, les patients et les familles, montrant tout l’intérêt de partager des interrogations sur les pratiques.


Tout ceci nous a confortés dans l’idée que la question du soin et de l’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiques ne relève pas de la seule compétence des soignants spécialisés, elle est l’affaire de la communauté, et qu’il fallait donc donner un cadre à un partenariat sur cette question.En 2004, l’équipe de psychiatrie publique implantée à l’hôpital de St Germain-en-Laye s’est appuyée sur les textes officiels régissant son activité (circulaire du 14 mars 1990, notamment) pour proposer la création d’un Conseil de Secteur, dont le principe est de réunir tous les acteurs et toutes les parties concernées par les questions de santé mentale, de les faire mieux se connaitre, et d’améliorer les modes de réponse aux besoins dans ce domaine.


Ainsi, les professionnels du soin et de l’action sociale, les élus locaux et les associations d’usagers résidant ou intervenant sur les six communes du secteur 6 des Yvelines (Aigremont, Chambourcy, Fourqueux, Le Pecq, Mareil-Marly, St Germain-en-Laye) se sont  rencontrés pour travailler ensemble sur le sujet.


En 2007, le Conseil de Secteur s’est mué en Conseil Local de Santé Mentale, appellation plus communément utilisée désormais, dont le projet est identique, et s’est donné un statut juridique d’association selon la loi de 1901 (association Psyveline-6*).


A l’origine de la création du CLSM, ont prévalu un engagement personnel et professionnel un peu militant, et la conviction qu’il est indispensable de travailler en partenariat pour avancer et exploiter au mieux le dispositif de soin et d’accompagnement existant, ce qu’on pourrait résumer dans le slogan : « tâchons de faire mieux avec ce que l’on a !».